Textes d ici et d ailleurs
Posté le 05.03.2007 par lailasamburu
Les LETTRES françaises
Le regard lucide de Karen Blixen sur l’Afrique
de Karen Blixen. Quarto-Gallimard, 1 030 pages. 25 euros.
Sous ce titre, la collection Quarto publie un volume qui rassemble tous les textes de Karen Blixen touchant à l’Afrique.
Outre la Ferme africaine qu’on relit avec plaisir dans une nouvelle traduction, on découvre un poème qui chante l’envoûtement au milieu de la nature africaine, premier texte de l’auteure inspiré par le continent noir. Viennent ensuite les lettres qu’elle a envoyées à sa famille durant les dix-sept années de son séjour africain (1914-1931), puis, après son retour au Danemark, les lettres adressées à deux amis demeurés au Kenya ; regroupés sous le titre Ombres sur la prairie, des discours prononcés à la radio ou des conférences ; enfin deux textes de réflexion sur la présence européenne en Afrique et quelques lettres d’indigènes kényans à leur ancienne maîtresse.
Si l’inventaire peut paraître disparate, le volume propose une indéniable unité de lieu et de ton : chaque texte apporte des éléments pour cerner la personnalité de l’écrivain et dresser, dans la première moitié du XXe siècle, un état des lieux de la situation coloniale dans la British East Africa. Le lecteur y trouvera son bonheur tant sur le plan littéraire qu’historique.
À la relecture de la Ferme africaine, on est frappé, en ces temps où l’autofiction confine au déballage, par la retenue de K. Blixen qui réussit le tour de force d’évoquer son expérience, ses réflexions, ses sentiments, sans se placer au centre du texte. L’Afrique n’est pas pour K. Blixen un sujet pour se rendre intéressante, mais K. Blixen est la voix (authentique, sensible, et personnelle) qui rend l’Afrique intéressante. Elle ne dit je que pour rendre vivant le récit, en se mettant en scène dans une situation donnée. Lorsqu’elle veut marquer sa désapprobation devant l’attitude de la majorité des colons anglais, elle ne met pas en avant sa différence, mais celle de son groupe d’amis.
Pourtant la Ferme africaine est éminemment autobiographique. On en a la preuve à la lecture de la correspondance : nombre d’anecdotes ont été racontées dans les lettres avant de trouver leur place dans le récit, avec à peine quelques variantes (comme la bouteille de bière offerte au Suédois en fuite vers le Tanganyika qui devient une bouteille de vieux bordeaux, variante amusante dans la mesure où elle conforte la réputation de snob attachée à K. Blixen).
On en vient presque à préférer la correspondance, plus spontanée, qui évoque sa vie africaine au jour le jour bien qu’elle ait toujours l’élégance de ne jamais s’étendre sur ses difficultés et de saisir toute occasion de dire ses joies liées à la contemplation de la nature (paysages et animaux) et à ses rapports avec les indigènes. Aussi proches et confiantes que soient ses relations avec sa mère et son frère (ses principaux correspondants), elle ne se laisse jamais aller, avec eux, à apparaître autrement qu’en femme libre et responsable, assumant le sort qu’elle s’est choisi.
Les derniers textes sont le plus souvent le développement de réflexions ou la reprise d’anecdotes déjà évoquées.
Un petit reproche à l’excellente édition de Quarto : pourquoi donner un bref résumé avant chaque lettre des indigènes ? Elles sont parfaitement compréhensibles pour un lecteur moyen.
Mais cela n’est que vétilles. L’édition est soignée et le choix des textes judicieux. Il permet de retrouver un bon écrivain et une personne de qualité tant sur le plan moral qu’intellectuel, à travers cette vision chaleureuse et très en avance sur son temps de l’Afrique.
Marianne Lioust
Photo jointe : maison de Karen Blixen a Nairobi, que l'on peut visiter.
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Posté le 02.03.2007 par lailasamburu
Quelques mots proches de la verite..
Posté le 03.02.2007 par lailasamburu
Infinite
These solitary hills have always been dear to me.
Seated here, this sweet hedge, which blocks the distant horizon opening inner silences and interminable distances.
I plunge in thought to where my heart, frightened, pulls back.
Like the wind which I hear tossing the trembling plants which surround me, a voice from the inner depths of spirit shakes the certitudes of thought.
Eternity breaks through time, past and present intermingle in her image.
In the inner shadows I lose myself,
drowning in the sea-depths of timeless love.
Giacomo Leopardi
Posté le 14.01.2007 par lailasamburu
Miracles and Extraordinary Experience in Northern Kenya
Bilinda Straight
296 pages | 6 x 9 | 15 illus.
A volume in the Contemporary Ethnography series
View table of contents and excerpt
The Samburu of northern Kenya struggle to maintain their pastoral way of life as drought and the side effects of globalization threaten both their livestock and their livelihood. Mirroring this divide between survival and ruin are the lines between the self and the other, the living and the dead, "this side" and inia bata, "that side." Cultural anthropologist Bilinda Straight, who has lived with the Samburu for extended periods since the 1990s, bears witness to Samburu life and death in Miracles and Extraordinary Experience in Northern Kenya.
Mostly written in the field, Miracles and Extraordinary Experience in Northern Kenya is the first book-length ethnography completely devoted to Samburu divinity and belief. Here, child prophets recount their travels to Heaven and back. Others report transformations between persons and inanimate objects. Spirit turns into action and back again. The miraculous is interwoven with the mundane as the Samburu continue their day-to-day twenty-first-century existence. Straight describes these fantastic movements inside the cultural logic that makes them possible; thus she calls into question how we experience, how we feel, and how anthropologists and their readers can best engage with the improbable.
In her detailed and precise accounts, Straight writes beyond traditional ethnography, exploring the limits of science and her own as a human being, to convey the significance of her time with the Samburu as they recount their fantastic yet authentic experiences in the physical and metaphysical spaces of their culture.
Bilinda Straight teaches anthropology at Western Michigan University and is the editor of Women on the Verge of Home. She has worked with the Samburu in northern Kenya off and on since 1992.
Posté le 15.11.2006 par lailasamburu
Message d'Amour
A l'aube de mon bonheur
L'esquisse de ton sourire
Dessine tes soupirs
Pour réveiller mon cœur.
A l'aube de tes yeux
Ton regard me délivre
En mon cœur fait revivre
Des instants merveilleux.
A l'aube de ma nuit
Avec toi je m'endors
En rêvant de nos corps
Partageant leurs envies.
A l'aube de mon réveil
Je fus toi, tu fus moi
Toi en moi, moi en toi,
Notre amour en éveil.
A l'aube de mon désir
Ce corps là qui frissonne
Jour et nuit il résonne
Exhalant ses soupirs.
A l'aube de mon bonheur
Il y a ta présence
Unique délivrance
Des larmes de mon cœur.
A l'aube de ma vie
A toi je suis soumis
Ce jour et pour toujours
Toi ! Ma douce, mon amour.
A l'aube de ce voyage
Notre amour en message
Prends-le sans avoir peur
C'est le chant du bonheur.
Ce texte est la propriété de Guido Tous droits réservés ©
Posté le 31.10.2006 par lailasamburu
how it is hard to talk, without voice...
how it is difficult to live, just to wait a death...
how it is hard to feel, that you are alone...
how it is hard to feel always a tiredness...
and to see, all whom around you, are nothing, ...
how it is hard to live in a deeply sadness...
and to feel that pain, moment you live...
and to go on your way, alone....
without goal, ..
without one who, can share you, ..
and to be alone and as a team with, ..
a sadness, ..
and a pains, ...
and to find your face, drowned with a tears...
and to become your hope, as a mirage, ...
how it is hard to live inside yourself alone, ..
without friend, ..
without partner, ..
and without lover, ..
how it is hard to feel, that a happiness is so far from you, ..
and to suffer with a wound, never treated, ..
how it is hard to see the light, as a darkness...
how it is hard to see a happiness, as a illusion, ..
while you are alone....
by: hazem02@yahoo.com
Posté le 30.10.2006 par lailasamburu
Just Home and Love! the words are small
Four little letters unto each;
And yet you will not find in all
The wide and gracious range of speech
Two more so tenderly complete:
When angels talk in Heaven above,
I'm sure they have no words more sweet
Than Home and Love.
Just Home and Love! it's hard to guess
Which of the two were best to gain;
Home without Love is bitterness;
Love without Home is often pain.
No! each alone will seldom do;
Somehow they travel hand and glove:
If you win one you must have two,
Both Home and Love.
And if you've both, well then I'm sure
You ought to sing the whole day long;
It doesn't matter if you're poor
With these to make divine your song.
And so I praisefully repeat,
When angels talk in Heaven above,
There are no words more simply sweet
Than Home and Love.
Robert W. Service
Posté le 21.09.2006 par lailasamburu
L'aube, chaque jour, nous éveille avec une question
insignifiante qui sonne parfois comme une boutade
lugubre.
Ainsi ce matin : " Trouveras-tu aujourd'hui quelqu'un
à qui parler, aux côtés de qui te rafraîchir? "
Le monde contemporain nous a déjà retiré le dialogue,
la liberté et l'espérance, les jeux et le bonheur; il
s'apprête à descendre au centre même de notre vie pour
éteindre le dernier foyer, celui de la rencontre...
Ici il va falloir triompher ou mourir, se faire casser
la tête ou garder sa fierté...
René Char ("Recherche de la base et du sommet")
Posté le 21.09.2006 par lailasamburu
There are some kisses we want with
our whole loves, the touch of
spirit on the body.
Seawater begs the pearl to break its shell.
And the lily, how passionate
it needs some wild daring!
At night, I open the window and ask
the moon to come and press its
face against mine
breathe into me. Close the language-door
and open the love-window.
The moon won't use the door, only the window.
by Rumi
Posté le 17.09.2006 par lailasamburu
At Last She Comes, O never more
In this dear patience of my pain
To leave me lonely as before,
Or leave my soul alone again.
Robert Louis Stevenson