Posté le 04.12.2006 par lailasamburu
DROITS-KENYA:
Disponibles pour servir à boire -- pas pour le sexe
Joyce Mulama
NAIROBI , (IPS) - Lorsque vous serez à Nairobi prochainement, ayez une pensée pour les femmes qui vont vraisemblablement vous servir, si vous visitez un bar ou deux à la recherche de quelque chose à boire.
"Certains pensent qu'elles (les serveuses) sont disposées à faire la volonté des clients quand ils ont consommé de la bière. Les ivrognes tiennent des propos désobligeants et forcent même les hôtesses à coucher avec eux", déclare Laura Wangari, une assistante sociale qui travaille avec les serveuses, appelées également hôtesses de bar.
"En outre, les propriétaires de bar peuvent ordonner à une hôtesse de mettre les clients fidèles à l'aise même si cela signifie que (cette femme) couche avec eux. L'hôtesse n'a d'autre choix que de suivre les ordres, pour éviter de perdre son emploi", ajoute-t-elle.
Les femmes qui demandent à utiliser de condoms dans de pareilles circonstances peuvent être agressées par des clients furieux qui refusent le préservatif.
Tout ceci entraîne un risque élevé d'exposition au VIH -- ce qui a été examiné minutieusement, la semaine dernière, à la Conférence nationale des hôtesses de bar sur le VIH/SIDA, la première du genre à se tenir au Kenya. Environ 500 hôtesses ont participé à la réunion des 10 et 11 août, tenue à Nairobi et organisée par le Programme SIDA pour les hôtesses de bar du Kenya (KBHAP) -- une organisation non gouvernementale.
Plus de deux millions des 30 millions d'habitants du Kenya ont déjà contracté le virus du SIDA.
La réunion a eu lieu une semaine juste après un incident survenu à Ongata Rongai à la périphérie de la capitale, où un client a frappé une hôtesse de bar sur la tête avec une bouteille; cela l'a rendue inconsciente. Le client s'est apparemment senti offensé lorsque la femme a refusé d'avoir des relations sexuelles non protégées avec lui.
D'autres serveuses seraient mortes dans des circonstances pareilles, bien que le nombre de celles qui ont perdu leurs vies ne soit pas connu.
Le risque de propagation du VIH parmi les hôtesses de bar se trouve encore élevé par le fait que certaines s'adonnent à la prostitution pour arrondir les maigres salaires qu'elles gagnent en travaillant comme serveuses.
L'hôtesse de 25 ans, qui a été interrogée par IPS à la conférence, est un cas typique : elle gagne entre 32 et 41 dollars par mois -- à peine assez pour subvenir à ses besoins, à ceux de sa fille de neuf ans, et à ceux des autres membres de la famille.
"J'ai mon enfant et trois autres frères et sœurs qui sont à ma charge après que mes deux parents sont décédés. L'argent que je gagne de mon emploi ne peut pas me suffire, et ainsi je dois m'adonner au sexe commercial, ce qui me procure entre 500 et 1.000 shillings kényans (environ sept à 14 dollars) à chaque séance de sexe", a dit l'hôtesse.
"Je n'aime pas ce que je fais; je le fais parce que je ne peux pas obtenir un travail décent, du fait que j'ai abandonné les classes par manque de frais d'écolage. Si j'avais la chance d'obtenir un travail décent, je me serais empressée d'y aller".
Le besoin pressant pour l'argent peut forcer quelques hôtesses à accepter moins d'un dollar de leurs clients -- dont certains sont connus pour non-paiement après les rapports sexuels.
En tout cas, indique Beatrice Nyawera, la coordinatrice du KBHAP, il est clair que nous devons trouver aux hôtesses de bar d'autres moyens de gagner leur vie.
"Il est nécessaire d'explorer d'autres opportunités génératrices de revenu pour les barmaids qui sont assez vulnérables. On a besoin de chercher des sources de revenu alternatives en dehors du métier d'hôtesse de bar qui met leurs vies en danger", souligne-t-elle.
Une des premières démarches dans cette direction consisterait à mettre les hôtesses en contact avec des institutions financières qui peuvent leur accorder des crédits pour démarrer un commerce.
En attendant, la menace de violence physique et sexuelle qui se dessine contre les serveuses doit être abordée, estimer la parlementaire Njoki Ndungu'u, qui a appelé les hôtesses à faire un grand usage de la législation sur les infractions sexuelles.
Précédemment, le stigmate qui va avec le travail dans les bars a amené certaines hôtesses à éviter de rapporter les violences, craignant que leurs plaintes ne soient négligées -- ou pire : la police aurait abusé des serveuses qui ont tenté de leur signaler des agressions contre elles.
"Les hôtesses de bar sont victimes de discrimination lorsqu'elles rapportent les violences sexuelles", admet Ndungu'u. Mais la ''violence sexuelle procède du consentement, indifféremment de la profession. Quand une femme dit 'non', c'est 'non'.''
"La loi sur les infractions sexuelles ne peut pas avoir d'effet avant d'être appliquée, et elle ne peut pas être appliquée si les victimes ne se plaignent pas. Vous devez rapporter les violations pour qu'une action puisse être engagée", note-t-elle.
Signe prometteur, la loi sur les infractions sexuelles -- qui est entrée en vigueur le mois passé -- prévoit que la police soit formée dans le cadre du traitement à réserver aux victimes de l'abus sexuel.
Selon le KBHAP, 160.000 hôtesses sont employées par quelque 40.000 bars au Kenya.
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Posté le 04.12.2006 par lailasamburu
JOURNEE MONDIALE DU SIDA-KENYA :
''Les enfants n'ont pas été gâtés''
Joyce Mulama NAIROBI, 1 déc (IPS) - Devant quels citoyens un gouvernement doit-il le plus répondre de ses actes? Ceux qui l'ont élu? Ou est-ce plus les gens qui sont trop jeunes pour voter -trop courts, même pour atteindre la table dans un bureau de vote : les enfants?
Si ce sont ces derniers, alors comment le gouvernement du Kenya s'est-il comporté vis-à-vis des enfants de la nation en matière de VIH/SIDA? Ceux qui font une pause pour faire le point de cet état de chose, vendredi, en commémoration de la Journée mondiale de lutte contre le SIDA (dont le thème cette année est ''Responsabilité'') se trouveront confrontés à une situation qui semble souvent contenir plus de problèmes que de solutions.
''Le pays et le monde en général ont montré un engagement vis-à-vis de la lutte contre la maladie, mais les enfants n'ont pas été gâtés'', a déclaré Michael Angaga, coordonnateur national du Réseau des personnes vivant avec le VIH/SIDA en Afrique, en parlant des 150.000 enfants qui sont infectés par le VIH -- ceci selon des statistiques officielles. Alors que 50.000 de ces enfants sont dans un besoin pressant de traitement, 7.000 seulement reçoivent actuellement des médicaments anti-rétroviraux (ARV).
''Le gouvernement n'a pas proposé un plan de traitement spécifique pour les enfants. C'est un traitement global qui a agi en défaveur des enfants séropositifs'', a indiqué Angaga à IPS.
Patrick Odawo, responsable du programme anti-rétroviral au Programme national de lutte contre les MST/SIDA (NASCOP), une institution gouvernementale, note que le traitement pédiatrique du VIH/SIDA au Kenya n'a commencé qu'il y a deux ans. (MST signifie ''maladie sexuellement transmissible'').
En partie, cela montre les défis auxquels sont confrontées des initiatives pour soigner des enfants séropositifs à travers le monde -- notamment concernant le diagnostic.
La plupart des enfants vivant avec le virus au Kenya auraient été infectés à travers une transmission mère-enfant. Toutefois, le diagnostic du virus chez les enfants ayant moins de 18 mois est problématique parce que les nouveau-nés qui contractent le VIH de leurs mères pourraient également avoir absorbé des anticorps au virus à partir du sang maternel. La présence de ces anticorps est généralement utilisée pour faire le diagnostic du VIH; mais comme il n'y a pas de moyen de savoir si les anticorps dans un échantillon sanguin d'un nouveau-né ont été créés par la mère ou par l'enfant, il est difficile de discerner si l'enfant lui-même s'est infecté.
Dans ces cas, la technique de l'Amplification en chaîne par polymérase (ACP) est nécessaire. L'ACP permet la reproduction de l'ADN; en conséquence, elle peut amplifier l'ADN du VIH qui peut être présent dans un échantillon sanguin, et permettre de détecter le virus.
Ils ne sont actuellement que cinq laboratoires au Kenya capables d'effectuer l'ACP. Mais, tandis que la technologie requise pour l'ACP est reconnue comme étant chère -- coûtant plus de 45.000 dollars -- une question qui mérite d'être posée est pourquoi le gouvernement a trouvé qu'il était possible de dépenser des millions de dollars sur l'achat de voitures luxueuses pour de hautes autorités plutôt que d'investir dans une plus large disponibilité de l'ACP.
Un rapport publié plus tôt cette année par Transparency International, l'organisation de lutte contre la corruption, et la Commission nationale kényane des droits de l'Homme, a indiqué que l'administration de Mwai Kibaki a dépensé environ 12 millions de dollars en 2003 et en 2004 pour acheter des véhicules pour des ministres, leurs adjoints et secrétaires permanents (une directive a été plus tard publiée pour que certaines des voitures soient retournées). Ceci aurait pu acheter environ 266 machines de l'ACP.
Jusqu'à récemment, des échantillons sanguins des bébés prélevés dans plusieurs hôpitaux publics dans la capitale kényane, Nairobi, devaient être transportés à plus de 450 kilomètres dans un laboratoire à Kisumu, qui est financé par 'Centers for Disease Control and Protection' aux Etats-Unis, et la Fondation Clinton -- créée par l'ancien président américain Bill Clinton. (Alors qu'un autre centre de l'ACP a maintenant été créé dans la capitale pour faire des tests sur le sang des bébés, il aurait une capacité beaucoup plus petite que le laboratoire de Kisumu).
Il y a eu des affirmations selon lesquelles le centre de Kisumu est submergé par le volume de tests qu'il doit effectuer -- en provenance de l'ouest du Kenya, ainsi que de la région de Nairobi -- ce qui conduit à des retards dans la sortie des résultats.
''Le test devrait prendre deux semaines. Si les mères viennent et constatent que les (résultats) des tests ne sont pas prêts, elles ne viennent plus, parce qu'il est cher de payer le transport deux ou trois fois'', a déclaré Van Winghem Joelle, coordonnatrice de projet à l'Hôpital de district de Mbagathi à Nairobi pour Médecins sans frontières (MSF). MSF est une agence d'aide internationale.
Conjointement avec le ministère de la Santé, MSF gère un centre VIH/SIDA à Mbagathi où environ 950 enfants sont inscrits depuis 2003, dont quelque 450 sont sous traitement ARV.
Les soins pédiatriques contre le SIDA ont été également entravés par un manque de dose fixe de combinaisons d'ARV, où deux ou trois médicaments sont combinés en une seule formule. Ceci a rendu problématique l'adhésion aux régimes de traitement de la part des personnes dispensant les soins, et a ouvert la voie au développement de souches de VIH résistantes aux médicaments.
La plupart des médicaments nécessitent une conservation frigorifique; cependant, plusieurs parties du Kenya manquent de l'électricité nécessaire pour faire tourner les réfrigérateurs -- que beaucoup de gens sont trop pauvres pour acheter. Selon des statistiques gouvernementales, environ 56 pour cent des Kényans vivent avec moins d'un dollar par jour.
Par ailleurs, le Kenya manque de sites offrant des ARV aux enfants. Tandis qu'il existe 261 sites du genre pour des adultes, 144 seulement existent pour des enfants. Mais, ''nous cherchons à accroître le nombre de sites, et espérons également que l'année prochaine, nous pourrons avoir plus du double du nombre d'enfants sous traitement ARV'', a affirmé Odawo du NASCOP.
Le gouvernement se donne également beaucoup de mal pour expliquer qu'un plan de traitement pour les enfants est maintenant en place. Ce programme de cinq ans (2006-2010) stipule, entre autres objectifs, le renforcement de l'accès à l'ACP pour assurer que cette méthode de diagnostic est disponible même au niveau de soins de santé le plus bas -- le niveau du dispensaire.
''Si nous arrivons à diagnostiquer à six semaines, nous pourrons prendre plus d'enfants pour les mettre ensuite sous ARV, sauvant ainsi des vies'', a noté Odawo.
Il spécifie par ailleurs que les enfants ayant moins de 15 ans, dont les parents sont séropositifs, devraient être dépistés automatiquement. Toutefois, cette mesure a été fortement critiquée par des activistes anti-SIDA, qui voient cela comme une violation des droits.
''C'est le comble de la discrimination'', a déclaré Angaga. ''Pourquoi devrait-on faire passer un test aux enfants de parents séropositifs seulement? Nous savons qu'il y a des enfants qui sont exposés au VIH à travers d'autres modes. Nous savons également qu'il y a des parents qui pourraient ne pas avoir fait le test de dépistage'', a-t-il ajouté.
''Si nous voulons faire de la prévention, faisons le test à tous les enfants. (Pour) ceux dont le test se révèle positif, mettons en place des systèmes de soutien''.
Au nombre des mesures pour s'assurer que des enfants ne contractent pas le VIH, il faut en premier lieu encourager les femmes enceintes à faire des tests de dépistage du SIDA pour qu'elles puissent essayer d'éviter de transmettre le virus à leurs fotus.
''C'est risqué lorsque la mère est enceinte et qu'elle ne connaît pas son statut. Au cas où elle est séropositive, aussi bien son bébé qu'elle-même souffrent'', a indiqué Esther Mureithi, une infirmière à 'New Life Home Trust' (un foyer pour nouveau-nés), ajoutant que ceci a également conduit des mères à abandonner leurs enfants séropositifs.
Le foyer, avec des branches dans plusieurs parties du Kenya, est une organisation caritative qui s'occupe des bébés abandonnés, dont la plupart sont infectés par le virus du SIDA.
En tout, quelque deux millions sur les 30 millions environ de citoyens de ce pays d'Afrique de l'est ont contracté le VIH. (FIN/2006)
Posté le 30.11.2006 par lailasamburu
Kenya : l’église catholique contre la promotion du préservatif
L’église catholique a demandé au gouvernement d’interdire la publicité et la distribution de préservatifs dans le pays, pour marquer la Journée mondiale du sida, annonce The Standard. Ils estiment que cette campagne encourage l’immoralité plutôt que de la prévention du VIH/sida.
Posté le 26.11.2006 par lailasamburu
In death, as in life, the rich and the poor keep their safe distance
Story by GAKIHA WERU
Publication Date: 11/26/2006
This is the way life plays out. We have the rich and the very rich. Then we have the poor, and the very poor. Consequently, some of us will live in the leafy tranquility of up-market residences.
Others will find solace in the not-so-affluent neighbourhoods. And, of course, there are those destined to spend entire lifetimes massaging bleeding souls in the confines of slums.
Well tended graves at the Lang'ata cemetery.
That is life. In life and guided by conventional wisdom, some embrace the faint hope that death is the ultimate equaliser. Unfortunately, even in death the things that separate us in life continue their grip on us. At least at Nairobi's Lang'ata cemetery, as is the case in many other public cemeteries in the country, the social stratification continues.
And so you come face to face with the affluent, the not-so-affluent and the slums of Lang'ata cemetery. Just as poverty in life shunted them to the peripheries of existence, even here the poor are equally segregated in death.
Trimmed lawns
To the left of the cemetery is the executive corner. Here, the graves are set on neatly trimmed lawns. Most of them have red tiled gable roofs mounted on steel structures. They are also fairly large – some of them are family graveyards.
Many are the graves which are covered with imported marble slabs elaborately decorated and expensively finished. And one will catch the glitter of the polished white marble on some of the graves. It is in this corner that some families spend hundreds of thousands of shillings to put up the memorial slabs and crosses, befitting the status in life of the departed loved one.
To be buried here, the deceased's family will have to pay Sh24,000 and an annual fee ranging between Sh3,500 and Sh4,000 for cemetery services. These services come in the form of general maintenance – trimming the grass and watering the flowers or shrubs planted in memory of the departed.
The deceased's estate or next-of-kin must sign a document committing to pay the annual fee.
"Phase one" of the executive corner is already full. So, a new site for the moneyed has been carved out of off what was once the cemetery's parking bay.
On a recent visit to the cemetery, several graves bore fresh and dried flowers, an indication that someone cared to visit.
The stratification in death continues with the unkempt, concrete and cheaper local marble attesting that those buried across from the "executive site" were financially less endowed.
On average, Sh14,000 will guarantee someone a grave at this part of the cemetery. This means that it is considered "permanent" and thus no "disturbance" from the council in the event that the cemetery runs out of space.
Families with kin buried here have made several attempts to leave lasting memories by putting up marble crosses and slabs. However, since no maintenance fee is charged, this section of the cemetery is regularly left unattended to as attested by the overgrown grass and shrubs covering some of the gravestones.
A neglected war cemetery in the city. "Unfortunately, even in death the things that separate us in life continue their grip on us."
Here just like in Eastlands and other middle class residential estates, the graveyards are crowded. To secure a grave in this section, one is required to pay the required fee at least three days before the actual date of burial.
One is also allowed to build a slab on the grave. Most people spend around Sh6,000 on the slab and cross although there is no limit to what one can spend.
What is striking about this section is not so much the gravestones but their inscriptions. Most of them simply bear the name, date of birth and death. It is the age of those interred there that is striking . . . many of them are people who were in their early 40s.
The "slum" section of the cemetery is muddy following the ongoing downpour. The graves here are so squeezed that it is a challenge to point where one starts and the next ends.
Here, there are a few memorial crosses lying askew, faded, weathered and bleached almost white making it difficult to identify who is buried there. The graves are not too deep either . . . two or three feet at most.
There is little attempt at sophistication here – no marble slabs, no gabled roofs, no statues of angels. It is like navigating the narrow alleys with open sewers that identify any of the city's slums.
Here, unidentified bodies from the City Mortuary and hospitals are buried in communal graves. This is the final resting place for those too poor to afford anything better.
Posté le 26.11.2006 par lailasamburu
Kibéra, l’autre visage de Nairobi : Dans la ferraille, la boue et la débrouille
Dans la capitale Kenyane se côtoient les signes de l’opulence et de la misère. Nairobi concentre sans doute les plus belles avenues d’Afrique, mais aussi les plus grands bidonvilles du continent. Kibéra en est le plus célèbre. Plongé dans le dénuement et l’insécurité, l’endroit croule sous une densité explosive. La violence peut éclater à tout moment. Mais sous les taudis cramés, les initiatives de survie foisonnent. Et quelques-uns nourrissent le rêve de sortir de cette misère.
Situé à 7 Km au Sud-ouest de la ville, Kibéra est la face cachée de Nairobi. Car la capitale kenyane sait dissimuler sa misère. Elle présente un visage fort contrasté. Pour le visiteur qui débarque fraîchement, les images véhiculées par les agences de voyages ne tardent pas à se vérifier. Nairobi est bien une ville belle et verte. Elle est baignée par les rayons de soleil et est généreusement arrosée par le ciel. Une architecture résolument moderne domine ses grandes artères. Nairobi est une ville grouillante de plus de trois millions d’âmes. Une place cosmopolite, spacieuse avec ses parcs où se pavane une classe moyenne renaissante.
Juchée à plus de 1000 mètres au-dessus du niveau de la mer, c’est l’un des plus dynamiques centres économiques en Afrique. Ses immeubles immenses ne nourrissent aucun complexe devant les tours des grandes villes américaines ou européennes «Half of London», disent, avec un excès de fierté, les Nairobiens en parlant de leur cité. En tout cas, sur les flancs Est de l’Afrique, un géant est en train de poser ses marques. Le pays (trente millions d’habitants) se réveille de sa longue période de torpeur économique.
Arrivé au pouvoir en 2002, le président Mwai Kibaki a su relancer la machine. Le Kenya connaît une croissance de près de 6% et table sur une performance d’au moins 10% pour les vingt-cinq prochaines années. Mais aussi belle et fière soit-elle, Nairobi, c’est un peu l’arbre qui cache la forêt. La vilaine «forêt». Sur les contrebas de la ville s’agglutinent les laissés-pour-compte du système.
Le Kenya est célèbre pour son safari, et ses slums (d’immenses bidonvilles) qui s’étendent au cœur de la capitale comme des plaies. L’un des plus célèbres est Kibéra. Il est devenu presque emblématique. L’endroit est réputé pour son niveau d’inconfort. Il concentre tous les maux connus des lieux invivables mais habités : Misère, chômage, pic d’analphabétisme, insécurité, manque d’assainissement et d’eau courante, et pas de routes…
Pour s’y rendre il faut éviter toute ostentation, histoire d’en ressortir... indemne. Début novembre, l’alerte est rouge. C’est le jeu de massacre dans deux bidonvilles de Nairobi. Matharé et Kuresoi sont au bord de la guerre civile. Sept personnes sont tuées à la machette au cours d’un affrontement entre gangs rivaux. Plusieurs centaines de familles ont fui leurs domiciles. Le couvre-feu est décrété. Un calme étrange règne à Kibéra. Le matatu s’arrête devant. Un capharnaüm brunâtre. Les toits, en alu rouillé, coiffent une mare de taudis et de baraques échevelés et alignés à l’infini. Kibéra ressemble à un camp de misère en sursis. A la merci de la prochaine tornade. La pluie s’est arrêtée sur Nairobi. Dans le slum, la boue est redevenue sèche. Les ruelles sinueuses qui slaloment entre les habitats sont praticables. Les lieux dégagent des arômes singuliers. Ici, selon les statistiques officielles, survivent près de 700 000 habitants. Dans une promiscuité alarmante. La misère est la chose la plus frappante.
Pour tenir, les populations cultivent l’art de la survie. Poussé à l’extrême. Les antennes paraboliques et des minarets montent vers le ciel de Kibéra. Chaque ruelle est un bazar pittoresque. Les étales fleurissent devant les logis précaires. Les commerces de vêtements, de charbon, de légumes s’alignent comme des guirlandes. La volaille en vente picote. L’odeur de viande grillée s’échappe du Niamatioma, la dibiterie locale. De petites échoppes laissent entendre une musique désagréable. Dans la jungle de pancartes en sawahili, des lettres familières frappent l’œil. La plus célèbre des boissons gazeuses a trouvé sa place.
Le Kenya s’achemine vers des élections cruciales en décembre 2007. Et comme par hasard, les luttes ont repris dans les slums. Dans les colonnes des journaux, beaucoup d’observateurs s’accordent pour dire que les gangs qui font la pluie et le beau temps dans les bidonvilles sont en connexion avec des politiciens haut placés. La question de la terre -c’est valable pour tout le Kenya-est l’objet des disputes.
Au-delà de Kibéra, le viol est un mal qui ronge tout le Kenya. Il n’est pas rare que les journaux consacrent plusieurs pages au sujet, avec des chiffres d’un rapport national, qui sont glaçants : le quart des filles âgées entre 12 et 24 ans perd la virginité à la suite d’un viol. Le phénomène est entretenu par la superstition grotesque très présente dans les mentalités dans cette partie de l’Afrique. Une rumeur folle veut que le fait d’avoir un rapport sexuel avec une fille vierge guérirait du Sida. La prévalence est inquiétante dans le pays : plus d’un million d’infectés.
Si ce n’est la guerre des terres qui brûle la «forêt», une épidémie silencieuse fait ravage sous les taudis bruyants. Kibéra n’en est pas encore à sa dernière bataille. Pour assurer sa survie.
arm@lequotidien.sn
Par Abdou Rahmane MBENGUE (Envoyé spécial à Nairobi) -
Posté le 25.11.2006 par lailasamburu
EU to fund projects despite claim of corruption
Story by NATION Correspondent
Publication Date: 11/25/2006
The European Union will continue funding development projects in Kenya despite growing donor concern over official corruption.
The EU head of delegation to Kenya, Mr Eric Vander-Linden, said they would not condemn the whole nation because of a few corrupt individuals.
He noted that Kenya's problems were not unique and the country needed help to enable it overcome the challenges.
"Kenyans should expect more help from us because we want to help this country. We are not going to condemn the whole nation just because a few elements in it are corrupt," he said at Port Victoria, Busia District, when he opened a fish cooling plant funded the by European Commission yesterday.
He said the EU would also fund infrastructure development in the country to spur economic growth.
Mr Vander-Linden said besides the euro 100 million set aside to by the Union for major road works in Kenya, the commission was in the process of drawing a special budget for building more in rural areas.
"We know the state of infrastructure in Kenya is poor and the worst-hit are the rural areas. We are drawing a special budget to see to it that besides the major roads we are funding, we also improve the state of the same in the rural areas."
The EU at the same time backed Kenya's move to seek partnership with Asian Tigers terming it a sure way of enabling it achieve its Vision 2030.
He said China and other Asian giants were important players in the global economy.
Said he: "There is nothing wrong with Kenya seeking partners in the East; that is a move that should be encouraged because it will certainly be of benefit to this economy."
The EU official spoke amidst speculation that Europe and America were uncomfortable with Kenya's perceived shift of partnership to the East.
Early this month, President Kibaki led a government delegation to China in a move widely viewed as seeking stronger trade ties with the eastern giants.
"Kenya has not moved from where it was. It has only sought more partners in the East and that is a very welcome development," said Mr Vander-Linden.
Posté le 23.11.2006 par lailasamburu
La corruption et le tribalisme, facteurs d'instabilité au Kenya
Agence France-Presse
NAIROBI
La corruption endémique, le tribalisme politique et la criminalité qui sévissent au Kenya représentent une réelle menace pour la stabilité du pays, à l'approche des élections de 2007, a averti mardi l'ambassadeur des Etats-Unis à Nairobi.
"Si personne n'y prend garde, la combinaison volatile de la corruption et du tribalisme pourraient se transformer en une spirale négative et dangereuse d'insécurité et d'instabilité", a déclaré l'ambassadeur Michael Ranneberger lors d'un discours devant la chambre de commerce américaine à Nairobi.
C'est la deuxième fois en un mois que Nairobi se voit délivrer un message d'une telle sévérité par un pays occidental. Au début du mois de novembre, un responsable du ministère britannnique des Affaires étrangères avait jugé que le Kenya était devenu une cible privilégiée en Afrique de l'Est pour les trafiquants de drogue et les terroristes en raison d'une corruption endémique et de sa frontière poreuse avec la Somalie.
Posté le 20.11.2006 par lailasamburu
Stop this deception on fighting graft
Publication Date: 11/20/2006
Kenya could be among the world's richest countries due its strategic geographic position and being endowed with industrious and intelligent people, but corruption has undermined all these virtues, so says a Dr Howels, a visitor to our country.
I support his views totally. Kenyans have been, and continue to be, taken back by their leaders. Prof Wangari Maathai recently said that poor governance was behind insecurity in Kenya. Mr Raila Odinga confirmed to the world and to Kenyans in the Diaspora that drug trafficking was rampant in Kenya and the leadership was involved.
It is true that without security, there is going to be little or no foreign investment except maybe the high-risk, big time money-laundering and drug-trafficking business.
The situation where the poor are becoming poorer and the rich richer will only make insecurity worse.
Why would the President keep talking about zero-tolerance to corruption when real criminals are known and have not been arrested?
GATAMA WA GACHIRA,
Montreal, Canada.
Posté le 19.11.2006 par lailasamburu
Parcs Canada et le Kenya Wildlife Service joignent leurs efforts pour la conservation
OTTAWA, ONTARIO--(CCNMatthews - 18 nov. 2006) - L'honorable Rona Ambrose, ministre de l'Environnement et ministre responsable de Parcs Canada, et l'honorable Morris Dzoro, ministre du Tourisme et de la Faune du Kenya, ont confirmé aujourd'hui un protocole d'entente entre le Canada et le Kenya Wildlife Service en vue de collaborer à une initiative de formation à l'appui des efforts de conservation du Kenya.
"Nous reconnaissons le rôle important que jouent les parcs nationaux pour ce qui est de protéger le patrimoine des effets du changement climatique", a déclaré la ministre Ambrose, qui participe à la 12e Conférence des Parties (CdP 12) sur les changements climatiques, à Nairobi, au Kenya. "Nous avons des expériences précieuses et des pratiques exemplaires à partager, je me réjouis de cette opportunité de collaboration pour Parcs Canada et le Kenya Wildlife Service."
L'objectif de ce protocole d'entente consiste à mettre en commun l'expérience de Parcs Canada et du Kenya Wildlife Service (KWS) relativement à la gestion des parcs nationaux, et à soutenir le développement des capacités du KWS dans la perspective spécifique de la planification et de la gestion de l'écosystème intégral des parcs; de la surveillance et de l'évaluation de l'état des écosystèmes; de la participation des intervenants et de la gestion des conflits; de l'offre d'expériences mémorables aux visiteurs; de l'élaboration et de la mise en oeuvre de politiques; ainsi que de la mise en place de structures de responsabilité.
Lors de son passage au Kenya, la ministre Ambrose s'est rendue aux parcs nationaux Amboseli et Tsavo, où elle a eu la chance de découvrir l'Afrique dans toutes ses dimensions. Elle a visité les deux parcs pour mieux comprendre les défis et les problèmes liés à la conservation; elle a discuté avec le personnel du Kenya Wildlife Service; et elle a visité les projets communautaires de conservation, menés en collaboration avec les Maasai dans les environs du parc et a rencontré les étudiants de l'école primaire Amboseli. La ministre a aussi planté des arbres dans le cadre d'une initiative de restauration visant à reboiser le parc national Amboseli afin de lutter contre les effets néfastes des changements climatiques.
"Le Kenya apprécie grandement le soutien qu'offre le Canada au Kenya Wildlife Service en vue de réaliser les objectifs du programme de travail sur les aires protégées de la Convention sur la diversité biologique. Nous nous réjouissons de cette collaboration et de ce soutien accrus, qui nous aideront à améliorer la gestion de nos parcs nationaux pour la population actuelle du Kenya et pour les générations futures", a déclaré l'honorable Morris Dzoro, ministre du Tourisme et de la Faune du Kenya.
Dans le cadre du protocole d'entente, Parcs Canada accueillera au plus cinq employés du Kenya Wildlife Service, qui travailleront pendant deux semaines avec le personnel de l'Agence dans le but d'acquérir de nouvelles connaissances. De même, Parcs Canada enverra un maximum de deux de ses employés au Kenya pour visiter le personnel du Kenya Wildlife Service afin de l'aider à parfaire ses connaissances, ainsi que de traiter les questions soulevées sur le terrain. Les résultats de ces échanges définiront les stratégies en vue d'une collaboration future.
"Le KWS gère 64 parcs nationaux et parcs marins représentant 8 % de l'étendue territoriale du Kenya", a indiqué M. Julius Kipng'etich, directeur du Kenya Wildlife Service. "Notre service joue un rôle déterminant dans l'économie du Kenya par son impact sur le tourisme, les aires de captage des eaux (et par le fait même l'approvisionnement en électricité), les zones piscicoles et la santé générale de la population, en protégeant les espaces naturels."
"Nos deux pays ont de vastes connaissances et une abondance d'information à partager", a précisé Alan Latourelle, directeur général de l'Agence Parcs Canada. "Nos deux pays sont résolus à protéger les écosystèmes et les habitats naturels, à préserver et rétablir les populations d'espèces sauvages dans leur milieu naturel, de même qu'à veiller à la gestion écologique des secteurs entourant nos parcs nationaux."
La mission du Kenya Wildlife Service est de préserver et de gérer de façon durable la faune du Kenya et ses habitats, en collaboration avec les intervenants, pour les générations à venir. Le Service doit veiller à la protection et à la conservation de la biodiversité de la faune et de la flore du pays et, dans le cadre de ce rôle, il doit assurer l'administration des parcs nationaux du Kenya.
Parcs Canada a pour mandat de mettre en valeur des exemples représentatifs du patrimoine naturel et culturel du Canada pour les Canadiens et les Canadiennes d'aujourd'hui et de demain, grâce à un réseau de parcs nationaux, d'aires marines nationales de conservation et de lieux historiques nationaux, reconnu comme l'un des plus beaux et des plus vastes réseaux d'aires protégées au monde. Ces engagements aideront Parcs Canada à remplir sa mission à l'égard de la gestion des aires protégées et de la protection de la biodiversité.
Posté le 19.11.2006 par lailasamburu
Parcs Canada et le Kenya Wildlife Service joignent leurs efforts pour la conservation
OTTAWA, ONTARIO--(CCNMatthews - 18 nov. 2006) - L'honorable Rona Ambrose, ministre de l'Environnement et ministre responsable de Parcs Canada, et l'honorable Morris Dzoro, ministre du Tourisme et de la Faune du Kenya, ont confirmé aujourd'hui un protocole d'entente entre le Canada et le Kenya Wildlife Service en vue de collaborer à une initiative de formation à l'appui des efforts de conservation du Kenya.
"Nous reconnaissons le rôle important que jouent les parcs nationaux pour ce qui est de protéger le patrimoine des effets du changement climatique", a déclaré la ministre Ambrose, qui participe à la 12e Conférence des Parties (CdP 12) sur les changements climatiques, à Nairobi, au Kenya. "Nous avons des expériences précieuses et des pratiques exemplaires à partager, je me réjouis de cette opportunité de collaboration pour Parcs Canada et le Kenya Wildlife Service."
L'objectif de ce protocole d'entente consiste à mettre en commun l'expérience de Parcs Canada et du Kenya Wildlife Service (KWS) relativement à la gestion des parcs nationaux, et à soutenir le développement des capacités du KWS dans la perspective spécifique de la planification et de la gestion de l'écosystème intégral des parcs; de la surveillance et de l'évaluation de l'état des écosystèmes; de la participation des intervenants et de la gestion des conflits; de l'offre d'expériences mémorables aux visiteurs; de l'élaboration et de la mise en oeuvre de politiques; ainsi que de la mise en place de structures de responsabilité.
Lors de son passage au Kenya, la ministre Ambrose s'est rendue aux parcs nationaux Amboseli et Tsavo, où elle a eu la chance de découvrir l'Afrique dans toutes ses dimensions. Elle a visité les deux parcs pour mieux comprendre les défis et les problèmes liés à la conservation; elle a discuté avec le personnel du Kenya Wildlife Service; et elle a visité les projets communautaires de conservation, menés en collaboration avec les Maasai dans les environs du parc et a rencontré les étudiants de l'école primaire Amboseli. La ministre a aussi planté des arbres dans le cadre d'une initiative de restauration visant à reboiser le parc national Amboseli afin de lutter contre les effets néfastes des changements climatiques.
"Le Kenya apprécie grandement le soutien qu'offre le Canada au Kenya Wildlife Service en vue de réaliser les objectifs du programme de travail sur les aires protégées de la Convention sur la diversité biologique. Nous nous réjouissons de cette collaboration et de ce soutien accrus, qui nous aideront à améliorer la gestion de nos parcs nationaux pour la population actuelle du Kenya et pour les générations futures", a déclaré l'honorable Morris Dzoro, ministre du Tourisme et de la Faune du Kenya.
Dans le cadre du protocole d'entente, Parcs Canada accueillera au plus cinq employés du Kenya Wildlife Service, qui travailleront pendant deux semaines avec le personnel de l'Agence dans le but d'acquérir de nouvelles connaissances. De même, Parcs Canada enverra un maximum de deux de ses employés au Kenya pour visiter le personnel du Kenya Wildlife Service afin de l'aider à parfaire ses connaissances, ainsi que de traiter les questions soulevées sur le terrain. Les résultats de ces échanges définiront les stratégies en vue d'une collaboration future.
"Le KWS gère 64 parcs nationaux et parcs marins représentant 8 % de l'étendue territoriale du Kenya", a indiqué M. Julius Kipng'etich, directeur du Kenya Wildlife Service. "Notre service joue un rôle déterminant dans l'économie du Kenya par son impact sur le tourisme, les aires de captage des eaux (et par le fait même l'approvisionnement en électricité), les zones piscicoles et la santé générale de la population, en protégeant les espaces naturels."
"Nos deux pays ont de vastes connaissances et une abondance d'information à partager", a précisé Alan Latourelle, directeur général de l'Agence Parcs Canada. "Nos deux pays sont résolus à protéger les écosystèmes et les habitats naturels, à préserver et rétablir les populations d'espèces sauvages dans leur milieu naturel, de même qu'à veiller à la gestion écologique des secteurs entourant nos parcs nationaux."
La mission du Kenya Wildlife Service est de préserver et de gérer de façon durable la faune du Kenya et ses habitats, en collaboration avec les intervenants, pour les générations à venir. Le Service doit veiller à la protection et à la conservation de la biodiversité de la faune et de la flore du pays et, dans le cadre de ce rôle, il doit assurer l'administration des parcs nationaux du Kenya.
Parcs Canada a pour mandat de mettre en valeur des exemples représentatifs du patrimoine naturel et culturel du Canada pour les Canadiens et les Canadiennes d'aujourd'hui et de demain, grâce à un réseau de parcs nationaux, d'aires marines nationales de conservation et de lieux historiques nationaux, reconnu comme l'un des plus beaux et des plus vastes réseaux d'aires protégées au monde. Ces engagements aideront Parcs Canada à remplir sa mission à l'égard de la gestion des aires protégées et de la protection de la biodiversité.