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lailasamburu
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apercu d'une nouvelle vie...de l'Europe au Kenya...un voyage de decouvertes...
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Catégorie :
Blog Société
Date de création :
19.07.2006
Dernière mise à jour :
10.10.2008
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Un regard, un sourire

Posté le 26.12.2006 par lailasamburu
Les traditions durent et perdurent dans le Samburu District...



--

Une comparaison s'impose...

Posté le 24.12.2006 par lailasamburu
Kenya: le président refuse une augmentation de salaire

Au Kenya, le président Mwaï Kibaki rejette une augmentation de son salaire mensuel, de l'ordre de 18.000 dollars. Il explique qu'il y a "d'autres projets prioritaires qui ont un besoin urgent de financement".

Il y a quelques jours, les députés kenyans avaient voté en faveur de l'augmentation, qui devait faire passer le salaire mensuel du président de
26 000 à plus de 40 000 dollars.

La décision avait suscité de vives critiques de la part des adversaires du chef de l'état, qui soulignaient que 60 % de la population du Kenya doivent vivre avec un seul dollar par jour.

Depuis longtemps, la corruption gangrène l'économie kenyane
Lors du débat parlementaire qui s'était soldé par ce projet d'augmentation du salaire présidentiel, un député d'opposition, William Ruto, estimait que certains fonctionnaires, touchant environ 57 dollars par mois, avaient un besoin bien plus urgent d'augmentations.

Rappelons que Mwaï Kibaki a été élu en 2002. Durant sa campagne électorale, il s'était engagé à mettre fin à des décennies de corruption, et d'améliorer les conditions de vie des Kenyans.

Mais durant les quatre années écoulées, le gouvernement a été impliqué dans un scandale corruption portant sur des millions de dollars.

L'affaire a porté préjudice à la crédibilité du Kenya aux yeux des bailleurs de fonds occidentaux.

Le refus


"Les traitements des fonctionnaires doivent refléter la situation économique et sociale".
Dans un communiqué annonçant son refus de cette augmentation, le chef de l'état annonce: "j'ai pris note de la décision (des députés) et j'ai réfléchi à sa signification dans les conditions économiques qui prévalent actuellement dans notre pays. Et par la présente, je refuse l'offre qui m'est faite".

Et Mwaï Kibaki d'ajouter: "il est impératif que les traitements versés aux fonctionnaire reflètent fidèlement la situation économique et sociale du pays".

Gastronomie

Posté le 23.12.2006 par lailasamburu
Jambo! Bonjour!

On retrouve le traditionnel "irio", une purée de pois, de maïs et de pommes de terre, le Giteke qui est un mélange de bananes et d'igname, le Karanga, un ragoût de boeuf et de pommes de terre et le Mataha, un mélange de pois et de maïs.

Le plat principal est l'Ugali. Il existe le Ugali pâle fait à partir de farine de maïs, et le Ugali foncé fait de farine de millet. Au petit déjeuner, la farine de maïs est transformée en gruau qu'on appelle "Uji". Sur la table du dîner, on retrouve le M'baazi, des pois de haricots que l'on sert soit en hors-d'oeuvre ou en plat principal, le M'chuzi Wa Kuku, un poulet à la noix de coco, le Samaki Na Nazi, un poisson nappé de crème de coco rosée, le M'chicha, des épinards et des noix broyées, et le Ndizi, des bananes cuites à la vapeur dans des feuilles de bananier.

Le "Saladi", composé de chou râpé, de carotte, d'oignon doux et de poivron vert coupés en fines lanières permet de changer la texture de certains mets et d'en tempérer certains . mais le pili-pili remporte tous les suffrages, une sauce pimentée très forte faite de piment fort dissout dans le jus de citron ou la sauce tomate.

Dans le jardin et les plantations .

Ananas
Arachide
Atokiko (noyau de mangue pilé)
Aubergine
Avocat
Banane
Carotte blanche ou panais
Chou
Citron
Datte
Egusi(graines de melon)
Gombo ou okra
Igname
Karité
Maïs
Mangue
Manioc
Millet
Noix de cajou
Noix de coco
Papaye
Patate douce
Piment
Poivron
Plantain
Pois niebé
Riz
Sorgho
Tomate
Oignon

Les parfums de Bunty

Ail
Cannelle
Cardamome
Clou de girofle
Curry
Fenugrek
Gari
Gingembre
Noix muscade
Coriandre

Brochure voyage

Posté le 22.12.2006 par lailasamburu
Kenya : l'île de Kiwayu et son incroyable lagon

il n'y a pas que des animaux aux Kenya...
Perdue au cœur d'un petit archipel abrité par une immense barrière de corail, l'île de Kiwayu offre un saisissant contraste de couleurs grâce à son incroyable lagon bordé d'une végétation dense et de fiers cocotiers.

Le +
Une île sauvage alliant le plaisir de la mer et la découverte des réserves africaines

Plages polluees

Posté le 20.12.2006 par lailasamburu
L’ONU condamne l’exploitation sexuelle des enfants sur la côte kenyane

publié le mardi 19 décembre 2006

L’impact du tourisme sexuel et de l’exploitation sexuelle sur des enfants au Kenya a atteint des niveaux alarmants, indique une étude effectuée par le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) et publiée mardi à Nairobi.

Le rapport signale que quelque 15.000 enfants, soit 30% des filles âgées de 12 à 18 ans, dans quatre districts de la côte kenyane (Mombasa, Kilifi, Malindi et Kwale) se prostituent. Cette étude, baptisée "Etendue et effets du tourisme sexuel et de l’exploitation sexuelle sur les enfants de la côte kenyane", conclut que les hommes kenyans sont les plus grands coupables de l’ exploitation sexuelle des enfants, représentant 38% des clients de cette prostitution.
Les touristes, italiens, allemands et suisses figurent également parmi les clients les plus fréquents des enfants prostitués, représentant respectivement 18%, 14% et 12% de la clientèle .

Les Ougandais et les Tanzaniens forment les cinquième et sixième groupes de clients, les Britanniques et les Saoudiens occupent les septième et huitième position, mais pratiquement toutes les nationalités comptant des visiteurs au Kenya sont citée dans le rapport.

S’exprimant à l’occasion de la publication du rapport à Nairobi, le vice-président Moody Awori a déclaré que l’exploitation des enfants au Kenya était "une réalité choquante et un vice qui continue de grandir avec une magnitude horrifiante, particulièrement dans la région côtière".
"Pour combattre l’exploitation des enfants kenyans par les touristes, le gouvernement impose désormais à tous les étrangers d’ indiquer leur adresse de résidence pour être autorisés à entrer dans le pays, ce qui nous aidera à surveiller les activités des étrangers", a dit M. Awori.

"Nous travaillerons également avec d’auters gouvernements pour les appeler à coopérer pour promouvoir un tourisme responsable. Il est dûr d’admettre en public que ces faits sont réels, mais la vérité doit être dite si l’on veut sauver nos enfants", a-t-il ajouté.
Selon l’étude de l’Unicef, 45% des filles prostituées commencent à vendre leur corps à l’âge de 12 ou 13 ans. Plus de 10% ont commencé avant 12 ans.

Heimo Laakkonen, représentante de l’Unicef pour le Kenya, a déclaré que la réduction de la demande et la prévention étaient des éléments centraux de toute stratégie pour lutter contre l’ exploitation sexuelle des enfants.

Toutefois, la lutte contre ce problème ne pourra être gagnée que si toutes les personnes concernées et impliquées sont informées des dangers, des risques et des peines pour les abus sexuels sur les enfants. "Les touristes et les Kenyans qui se livrent à ces sévices sur des enfants doivent être arrêtés, amenés devant la justice et punis", a déclaré la représentante de l’Unicef, soulignant qu’un soin particulier devait être pris de ne pas criminaliser les enfants eux-mêmes.
"Les enfants qui sont exploités pour le sexe sont des victimes. Ils sont les seuls qui subissent des mauvais traitements. Les touristes doivent être informés, dès leur point d’origine, que le Kenya est zone interdite pour ceux qui cherchent l’exploitation sexuelle des enfants", a ajouté M. Laakkonen.

Cette étude s’inscrit dans une campagne plus large du gouvernement, de l’Unicef, de la société civile, des organisations religieuses et du secteur privé au Kenya pour mettre fin aux violences contre les enfants.

Fleurs

Posté le 13.12.2006 par lailasamburu
Toutes en couleur...

La Rift Valley

Posté le 07.12.2006 par lailasamburu
Splendeur et silence...

Voyage, voyage...

Posté le 07.12.2006 par lailasamburu
Le Kenya, arche de Noé
Grand comme la France, il offre l’Afrique en modèle réduit

A voir et à faire

• Un safari-photo à bord d’une montgolfière, au-dessus de la Masai Mara National Reserve.
• Une sortie snorkeling au milieu des coraux du Kisite Marine National Park.
• L’archipel de Lamu, à
explorer à bord d’un boutre.
• La plage de sable blanc et les eaux cristallines de Watamu.
• La riche culture des Swahilis.
• Les temples hindous et sikhs, à Mombasa.


Première destination touristique d’Afrique de l’Est, le Kenya semble réunir tous les charmes du continent : monde sauvage et vie nocturne, villes et plages, montagnes et déserts, culture traditionnelle et art moderne, le tout dans des paysages stupéfiants et incroyablement divers.

Bref, il y a mille bonnes raisons pour s’y rendre. Pourtant, le pays exploite essentiellement l’image classique de la savane. La faune ravira les amateurs de safaris-photos, mais il y a également une grande variété d’environnements qui s’offre aux voyageurs. Ceux-ci auront le choix entre d’innombrables activités, du trek sur le mont Kenya (deuxième sommet d’Afrique), au kitesurf sur les plages de sable blanc qui bordent l’océan Indien.

Citadins et ethnies cohabitent
L’extraordinaire diversité ne se limite pas au milieu naturel. La population constitue également un échantillon représentatif de l’Afrique contemporaine. Les ethnies traditionnelles se mêlent aux familles urbaines dans la vie de tous les jours, tandis que se côtoient coutumes ancestrales et modernité.

Discuter et refaire le monde avec les Kényans participe aussi de la découverte de la culture. Tôt ou tard, contemplant un ciel étoilé, vous prendrez conscience d’être au cœur d’une Afrique qui vit, respire et nourrit des milliers de rêves. Quelle que soit votre représentation du continent, le Kenya vous en livrera sans doute une version concentrée. Ne vous en privez pas.

Photo jointe : ethnie maasai

Vaincre le poids de la tradition

Posté le 04.12.2006 par lailasamburu
SANTE-KENYA :
Changer la tradition à travers des discussions
Joyce Mulama

KAJIADO, sud-ouest du Kenya (IPS) - C'est une partie du Kenya où les taux de prévalence pour la mutilation génitale de la femme (MGF) sont à leur plus haut niveau, et où les communautés sont extrêmement résistantes au changement culturel. Toutefois, le district de Kajiado est également une région où de simples conversations promettent d'aider à mettre fin à la MGF.

Ces conversations se déroulent sous les auspices du ''dialogue intergénérationnel'' (IGD), une approche appuyée conjointement par le ministère de la Santé et la Coopération allemande de développement (Deutsche Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit, GTZ): une organisation internationale appartenant au gouvernement allemand.

Le dialogue permet à des jeunes et à des personnes âgées de parler de la pratique de la MGF, qui persiste bien qu'elle soit illégale dans certains cas; le sujet est abordé via une discussion générale sur les infections sexuellement transmissibles (IST), le VIH/SIDA, et des questions qui y sont liées.

''Le dialogue est un moyen culturellement accepté pour régler une question, donc nous nous sommes mis d'accord sur l'approche du dialogue'', a déclaré à IPS, à Kajiado, Phoebe Mollel, une coordonnatrice de l'initiative dans le district.

''Cependant, nous nous sommes rendu compte que lorsque nous appelons des gens pour des rencontres sur la MGF, personne ne venait. Alors, nous nous sommes focalisés sur les IST et le VIH/SIDA ainsi que sur la santé de la reproduction, et ce faisant, nous mettons en évidence la MFG'', a-t-elle ajouté.

''Des sessions sur les effets de la MGF sur les femmes et les filles suivent ensuite''.

Certaines discussions ont impliqué de vieilles femmes racontant comment elles ont saigné abondamment lorsque des incisions avaient dû être faites pour élargir l'ouverture de leurs vagins, afin de leur permettre d'accoucher.

Des filles et des jeunes femmes qui ont demandé pourquoi les incisions étaient nécessaires ont appris que c'était une conséquence de la MGF -- également appelée excision. La pratique implique la suppression partielle ou totale des organes génitaux de la femme et la suture de la blessure résultante pour laisser un petit trou pour le passage de l'urine et des menstrues. Ces trous sont parfois trop petits pour le passage des bébés.

Des statistiques gouvernementales évaluent la prévalence nationale de la MGF à 32 pour cent; mais ce chiffre est passé à plus de 90 pour cent pour Kajiado, abritant des membres du groupe ethnique Maasai, qui détient l'un des plus forts taux de prévalence au Kenya.

Une étude menée l'année dernière par le ministère de la Santé et la GTZ, 'Mutilation génitale de la femme dans le district de Kajiado : conclusions d'une étude de base', a révélé que 93,9 pour cent des femmes et filles dans la région avaient subi la MGF. Dans certaines parties du district, un taux de prévalence de 100 pour cent a été enregistré.

L'étude a conduit à l'introduction du dialogue intergénérationnel au sein des communautés Maasai à Kajiado.

Commencé l'année dernière dans trois des sept divisions de Kajiado, le dialogue intergénérationnel semble être en train de porter des fruits. (L'IGD a été également introduit dans le district de Tharaka dans la province orientale, qui a une prévalence de MGF relativement élevée, et devrait être mis en œuvre dans d'autres parties du pays.)

''Au moins, ceux qui la pratiquent (MGF) le font maintenant en secret, par opposition à ce qui se faisait auparavant, lorsqu'ils s'éparpillaient sur le lieu et s'en réjouissaient'', a noté Mollel.

''Par ailleurs, certaines exciseuses ont...déposé leurs instruments après avoir entendu parler des méfaits de la MGF''.

Mary Kiluso, 75 ans, est un exemple typique. Elle a cessé la pratique de la MGF l'année dernière, bien qu'elle gagne environ 14 dollars pour chaque fille ou femme qu'elle excisait. Dans un pays où les statistiques officielles indiquent que 56 pour cent de la population vivent avec moins d'un dollar par jour, ceci n'était pas du tout une petite somme.

''Même si l'excision des filles et des femmes me rapporterait de l'argent, j'ai décidé d'abandonner le commerce parce que -- après avoir participé à l'IGD -- j'ai réalisé que...la MGF avait de nombreux aspects négatifs'', a déclaré à IPS, Kiluso, également accoucheuse traditionnelle.

''Certaines des femmes avaient des difficultés lors de l'accouchement, alors que d'autres développaient des complications et avaient mal même lorsqu'elles s'asseyaient'', a-t-elle ajouté.

Kiluso, qui a commencé l'excision dans les années 1970, s'est également rendu compte qu'elle aidait à contraindre des filles à entrer dans des mariages précoces et des relations sexuelles prématurées en pratiquant la MGF.

Dans la culture Maasai, l'excision est perçue comme l'ouverture de la porte pour le mariage et les rapports sexuels -- quelque chose qui peut amener des filles âgées d'à peine neuf ans à se marier, et à contracter des grossesses non désirées. Ceci, à son tour, oblige généralement les filles à compromettre leur avenir en abandonnant l'école.

Des hommes et des garçons prennent également part aux discussions sur la MGF, se rencontrant séparément des filles et des femmes, et il y a des signes d'éclaircissement parmi les hommes dans la lutte contre la MGF. Mais, l'attrait de la culture demeure fort.

''Je ne souscris pas à la pratique de la MGF, mais ma mère, qui menaçait de maudire mon ménage si je ne m'y conformais pas, m'a contrainte à exciser mes trois filles'', a déclaré Moses Mokomi.

De même, une accoucheuse traditionnelle ne peut pas aider une femme enceinte non excisée à moins qu'une amende consistant en une chèvre ou une vache ne soit payée par la famille de la femme. Certaines femmes enceintes auraient risqué leur vie en accouchant sans assistance, lorsqu'elles n'arrivent pas à trouver cette amende.

''Beaucoup d'initiatives de prise de conscience sont nécessaires, en particulier sur l'existence d'une loi anti-MGF. Plusieurs personnes ici ne sont pas conscientes du fait que la MGF est illégale'', a souligné Mokomi.

La loi dont il parle fait partie de la Loi sur les enfants de 2001, qui interdit l'excision des filles ayant moins de 18 ans. Parmi les sanctions encourues par ceux qui le font, figurent des peines de prison.

Toutefois, des militants des droits des femmes sont en train de demander une interdiction totale de la MGF.

En plus du fait qu'elle complique la grossesse, l'excision peut conduire à une multitude de problèmes qui incluent des rapports sexuels douloureux, l'infection des appareils urinaires et de reproduction, et même la mort. Par ailleurs, l'utilisation d'instruments non stérilisés pour exciser plusieurs filles ou femmes peut causer la transmission du VIH : à part les couteaux, les lames de rasoir, des verres cassés et mêmes des couvercles de boîtes sont utilisés pendant la MGF.

Selon Amnesty International, un organisme d'observation des droits, l'excision est pratiquée dans plus de 28 pays africains, où elle est diversement perçue comme un rite de passage à l'âge adulte -- ou essentielle pour l'hygiène, et même pour améliorer l'apparence de zone génitale.

Des adeptes de certaines croyances pratiqueraient la MGF.

Par ailleurs, certains croient que la MGF réduit l'appétit sexuel d'une femme, et que la pratique de l'excision peut réduire l'infidélité de la part des femmes.

Economie d'energie

Posté le 04.12.2006 par lailasamburu
DEVELOPPEMENT-KENYA :
Le soleil, une alternative de cuisson
Joyce Mulama

KAJIADO, sud du Kenya , 9 nov (IPS) - Les femmes à Kajiado étaient sceptiques -- peu disposées à croire que les récipients cartonnés doublés de feuilles d'aluminium à l'intérieur pourraient préparer de la nourriture lorsqu'ils sont placés au soleil.

Mais, elles ont changé d'avis au cours d'une récente démonstration sur les récipients modestes. Ces fourneaux solaires, également appelés ''fourneaux à panneaux'', ont été chargés de plusieurs marmites remplies de viande, de riz, d'œufs et d'autres sortes de nourriture -- les marmites de couleur noire pour absorber la chaleur, et recouvertes de sachets plastiques pour conserver la chaleur. La feuille brillante reflétait la lumière du soleil sur les casseroles, créant une chaleur supplémentaire pour la cuisson.

Après plusieurs heures, la nourriture était prête à être consommée, et dégageait un arôme appétissant.

''Je suis choquée parce que j'ai vu de la nourriture cuire sans aucun feu. Mais la voici, vraiment chaude et plus savoureuse que les mêmes repas préparés normalement. C'est incroyable; je n'ai jamais vu quelque chose de pareil avant'', a déclaré Esther Lokuso âgée de 70 ans.

Lokuso fait partie des membres du Groupe de femmes Oloika qui se sont réunies dans une école de Kajiado pour la démonstration, faite par ‘Solar Cookers International’ (SCI). Basée à Sacramento, en Californie, cette organisation financée par des donateurs cherche à promouvoir l'utilisation de l'énergie solaire à la fois au profit des hommes et de l'environnement.

La couverture forestière du Kenya aurait diminué à cause de l'usage répandu du bois de chauffage et du charbon dans des feux généralement requis pour préparer la nourriture. Selon des statistiques gouvernementales, 85 pour cent des 30 millions d'habitants que compte la population kényane n'ont pas accès à l'électricité.

''Nos enfants et nous-mêmes faisons plus de quatre heures par jour à la recherche du bois de chauffage. Puisque cela a été notre principale source de combustible, nous n'avions autre choix que celui de ramasser du bois et même d'abattre de nouveaux arbres pour nous ravitailler en bois, afin de pouvoir préparer pour nos familles'', a indiqué Janet Sirinyi. ''En utilisant le soleil pour la cuisson, maintenant nous allons pouvoir sauver nos arbres et nos forêts'', a ajouté la femme, mère de cinq enfants.

Les femmes Oloika étaient également excitées par la perspective de pouvoir porter leur attention sur d'autres tâches ménagères lorsque la nourriture serait en train d'être préparée dans les fourneaux solaires. ''Puisque la cuisson solaire prend beaucoup plus de temps, nous pourrons faire d'autres tâches domestiques comme puiser de l'eau et même nous occuper des animaux en attendant que le repas cuise, faisant d'une pierre deux coups'', observe Grace Orumai, en souriant.

Les partisans des fourneaux solaires font remarquer qu'ils ne font pas de la fumée qui provoque l'irritation des yeux, du nez et de la gorge -- comme pourraient le faire les feux de bois -- ou la suie. Par ailleurs, les fourneaux ne font pas courir autant de danger que les feux qui peuvent provoquer des incendies, ou soufflé hors de contrôle.

Le groupe Oloika essaie maintenant de réunir de l'argent pour acheter des fourneaux à panneaux pour chacun de ses 50 membres. Le modèle qu'elles veulent acheter est appelé le ''Cookit', qui fonctionne même à des températures modérées. Vendus à environ huit dollars chacun, les Cookits sont abordables pour certaines catégories, mais coûteuses pour d'autres dans un pays où le gouvernement estime que 56 pour cent de la population vit avec moins d'un dollar par jour.

A Nyakach, une région dans l'ouest du Kenya, les femmes ont fait un pas supplémentaire -- non seulement en utilisant les Cookits, mais également en tirant des revenus de ces fourneaux.

Un projet entre SCI et les communautés de la région a permis aux femmes de fabriquer et de vendre des Cookits, et de former des gens des régions environnantes sur la manière d'utiliser les appareils.

''Des femmes se sont mises ensemble pour fabriquer ces fourneaux, et certaines d'entre elles gagnent jusqu'à 300 shillings par jour (environ quatre dollars). Les fourneaux constituent pour elles une opportunité de gagner de l'argent'', a déclaré à IPS, Margaret Owino, représentante régionale de SCI dans la capitale kényane, Nairobi. Le projet a démarré en 2003.

Mais malgré les avantages offerts par les fourneaux solaires, ils doivent encore être acceptés partout.

''La cuisson solaire implique la cuisson à l'extérieur, et la plupart des Kényans n'aiment pas préparer dehors. Il faudra beaucoup de sensibilisation dans ce domaine, parce que les fourneaux solaires restent impopulaires dans le pays'', a indiqué à IPS, Jackson Maina, directeur adjoint de la section énergie renouvelable au ministère de l'Energie.

''Si le gouvernement ne joue pas un rôle essentiel, très peu de personnes se lanceront dans cette technologie de fourneau solaire''.

La tradition constitue également des défis à surmonter. ''Comme le disent les croyances culturelles, il faut du feu pour que la nourriture cuise. Sans le feu, la nourriture n'est pas nourriture'', a expliqué Owino, parlant de la manière dont des hommes à Nyakach ont mis en garde leurs femmes contre la consommation de nourriture préparée à l'énergie solaire lorsque la technologie a été introduite dans la région.

Elle prévient également que la cuisson à l'énergie solaire n'est pas une substitution aux techniques traditionnelles de cuisson -- toujours nécessaires pendant la saison pluvieuse, par exemple -- ''mais (est) juste une autre alternative pour aider à économiser l'énergie, puisque le soleil est gratuit''.

A la lumière de cela, des communautés informées sur la cuisson à l'énergie solaire reçoivent également l'information sur d'autres procédés économiques qui peuvent être utilisés en même temps que la technologie solaire. Au nombre de ceux-ci, figure le foyer en céramique, qui utilise relativement moins de bois et de charbon, et le fourneau en panier : un panier calorifugé conçu pour achever la cuisson des aliments ayant déjà été partiellement préparés sur un feu. Le panier peut également garder un repas chaud pour une durée de huit heures.

Il y a également différents types de fourneaux solaires proposés, comme les fourneaux encaissés plus chers qui sont faits en métal, et peuvent souvent contenir deux à trois marmites chacun.
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